SOUTIEN A L'ECONOMIE VILLAGEOISE
Un levier pour le développement économique :
La lutte contre la pauvreté
Tabalé est intervenu au Mali, en Pays Dogon, dans la commune de Doucombo (qui regroupe 12 villages). et compte 24000 habitants . Et ceci grâce à un partenariat financier forgé au fil des années
Tabalé a conduit jusqu’à présent une série d’actions indispensables relevant de l’hygiène et de la santé, de l’éducation, de l’accès à l’eau et de l’économie villageoise mais aussi de l’aide alimentaire d’urgence, nécessitée par la guerre.
Ces actions étaient nécessaires tant il est difficile de travailler quand on est mal nourri, ou en mauvaise santé ,de cultiver quand l’accès à l’eau est interdit, de commercer quand on ne sait ni lire ni compter.
Ceci étant, il apparaît nécessaire, même s’il faut continuer ces actions de base, de les relier dans un souci de sortie de la pauvreté et de recherche d’une certaine autonomie et, donc, d’ancrer les familles dans une habitude d ‘épargne, seule à même de permettre de surmonter les aléas du quotidien et d’envisager un avenir plus serein.
Le choix du partenaire associatif
Les associations locales ou groupements villageois( ( femmes, parents d'élèves, de quartier ou autres) constituent le partenaire essentiel pour conduire nos politiques.
D’une part, elles connaissent le terrain, c’est à dire les familles en difficulté et le contexte dans lequel elles se débattent ; d’autre part, elles regroupent les éléments les plus dynamiques, d’un village ou d’une société locale. Enfin, elles connaissent Tabalé et une relation de confiance a pu être créée.
Ces associations sont capables de mener des actions, de se doter du personnel nécessaire et d’assurer une gestion des actions entreprises. Il faut toutefois les soutenir et leur donner quelques moyens, pour qu’elles constituent ce levier indispensable du développement espéré.
Notamment, dans certains cas, il sera nécessaire de faire appel à des structures locales spécialisées pour accompagner les porteurs de projet et les associations. En matière de lutte contre l’illettrisme, de comptabilité et de gestion, par exemple, ou mêmes de techniques agricoles, le cas échéant.
Les modalités d’intervention
Tabalé recherche les financements et les met à la disposition de la commune de Doucombo qui reste ainsi responsable du dispositif. Celle ci les donne aux porteurs de projet que sont les associations ou groupements villageois qui pourront ainsi soutenir les projets repérés et décidés en commun.
Les projets susceptibles d’être retenus
Ne seront retenus que les projets susceptibles de déboucher sur une autonomie réelle des populations engagées.
A titre d’exemples, et sans que cette liste soit exhaustive :
-Agro écologie
-Ateliers de couture et de tissage
- Projets d’embouche élevage d’animaux divers
- Warrantage
-Des actions de formation à des projets précis ne sont pas à exclure, dans la mesure où elles permettent d’obtenir une qualification très opérationnelle, notamment dans les domaines de la gestion et de la comptabilité, par exemple, ou du warrantage
Coût moyen d’un projet
Selon l’expérience acquise par Tabalé, le coût moyen d’un projet est estimé à environ 3000 euros. Ce montant sera versé par Tabalé à la commune.
Il se décompose prévisionnellement comme suit :
800 € pour l’accompagnement éducation/ alphabétisation, gestion économique du projet
2140 € dotation en capital pour le projet (achats matériel, cheptel)
60 €. Autres services extérieurs
Le programme
A titre expérimental, ont été retenus 5 projets correspondant à 5 villages dont les noms suivent :
Daga (680 h)
Waou (750 h)
Pel-Kanda (600 h)
Djombo Djénnéké (650 h)
Tillé (700 h)
Un bilan sera tiré, réalisation par réalisation, en regard des objectifs poursuivis, c’est à dire l’enclenchement d’un cycle de sortie de la pauvreté.
A noter que les associations villageoises ne sont pas rémunérées, sachant qu’elles jouent ainsi un rôle social, selon les traditions de solidarité villageoise
Bénéficiaires
Les villages et les familles seront les bénéficiaires de cette opération, sachant, de plus, que la famille africaine villageoise est toujours de grande taille . On peut ainsi estimer environ à 500 personnes le nombre de personnes susceptibles de tirer avantages de la mise en place de ce dispositif d’intervention. Sans compter les retombées indirectes sur l’économie villageoise.
La méthode proposée s’inspire –librement- des travaux du laboratoire d’Esther Duflo (J lab Poverty Lab ) adaptée à notre contexte. Et à nos moyens.
avril 2016